La peinture d’Eric Bourguignon n’est pas une fille (ou un gars) facile… Dans un texte extralucide, Jean-Daniel Mohier écrivait, comme un avertissement affiché en exergue à l’entrée d’une zone géologique périlleuse ou d’un chantier: « Un bon conseil: Ne passez pas trop vite devant les toiles d’Eric Bourguignon ». S’il ne fallait dire qu’une chose, ce serait celle-là, la plus simple et la plus prosaïque. Vous en ferez sans doute bon usage.

Les oeuvres d’Eric Bourguignon sont des mondes, qui tous disent une chose: Ne pas tout dire. Ses paysages bleutés, ceux aux couleurs terreuses, parsemés parfois de silhouettes timides, comportent tous une porte, comme dans une oeuvre fantastique la porte qui promet un autre monde, si toutefois l’on parvient à la franchir… L’artiste créé un cheminement aux indices ténus, instillant dans une palette aux couleurs composées, sourdes, des fulgurances chromatiques qui sembleraient être arrivées par inadvertance si la dissonance n’avait fait naître une harmonie à l’équilibre magique. Coloriste hors du temps, il promène sa palette à travers les siècles; sombres couleurs de prémices de fin du monde d’un Bosch (auquel il laisse toute violence) aux bleus aquatiques d’un XXème siècle.

La peinture d’Eric Bourguignon, porte un mystère qui permet au spectateur de plonger à son gré en ses propres mondes, secrets ou divagations.

Dossier de presse